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Solo, recueil de poésie narrative chez Tarmac

Faut-il aimer son enfant ? Pourquoi et comment l’aimer ? Où se cache l’instinct maternel, dans quelle partie du corps, dans quel espace du cerveau ? Solo est un recueil de poésie narrative, qui suit une jeune mère confrontée à cette injonction d’aimer son enfant et ses difficultés à élever seule son fils. Dans une poésie puissante, organique, Solo alterne courts poèmes incisifs et d’autres plus longs, en prose plus « sociale ». Après Ceux qui m’aiment, Solo est son deuxième recueil publié chez Tarmac.

Parution prévue le 25 novembre en précommande dès aujourd’hui dans votre librairie ou chez l’éditeur.

Actualité·Editions la place·prose·récit

peggy m. est paru aux éditions la place

peggy m. récit choral et poétique est arrivé !

peggy m. est une adolescente dont la vie bascule après sa rencontre sur Internet d’une autre peggy m. morte vingt ans plus tôt.

Inspiré d’un fait divers, il y est question d’identité, d’enfance perdue, de peur, de joie et de malheur, de jeunes filles qui croisent le méchant loup du conte, de monstres, de fantôme, … sur fond d’addiction aux écrans.

Paru aux Editions laplace il peut être commandé et acheté dans votre librairie, à la librairie Wallonie Bruxelles ou sur son site (qui peut également vous l’envoyer), dans toutes les librairies de France et de Belgique, ou encore sur le site des éditions la place.
En vente également bien sûr et en lecture le jeudi 16 mai à 19h00 à la librairie Orange bleue.
peggy m. a encore été présentée à la médiathèque d’Aigues-Mortes (aux côtés d’autres de mes livres) le 21 mai et sera en dédicace au marché de la poésie le samedi 22 juin à 16h00 sur le stand de la librairie Wallonie Bruxelles qui a la gentillesse de m’accueillir à cette occasion.

80 pages /12×17 / 13 €

feuilletons ensemble…

atelier Tiers Livre·photo couleur·prose

Printanières


surgit aussi dans l’angle de l’éclairage de la rue à vif comme pelée par l’ombre, l’aveuglement trop blanc surprend dès qu’on emprunte l’avenue large qui semble sans fin jusqu’à la bifurcation, le pont hérissé d’aboiements, le chien jaune et le noir aux yeux dorés, sans dévier le tracé jusque dans les branchages, la sauvagerie faite bois et feuilles qui frôlent les visages en retombées alors on slalome dans le venteux et le pluvieux même parfois, un jalon puis l’autre dans la pierraille on avance et on atteint presque au but, la croisée des chemins, la triple ouverture vers les champs à perte de vue à l’endroit précis où trois cours d’eau se rejoignent dans la multitude crépitante et les bourdonnements, les élancements ligneux et les hautes herbes, leur balancement dans le mistral qui souffle à l’oreille la rudesse des plaines et les froidure des ruisseaux, que faire d’autre sinon resserrer l’écharpe autour des jours et du nez qu’on sait rougis, les épaules arrondies, les pieds crochètent le sol dans de grosses chaussures de randonnée qui pourtant laissent passer l’air glacé, mais avancer quand même pour la respiration et pour l’émerveillement qu’on imagine au fond d’un fossé ou dans les hauteurs d’un arbre, sinon dans le ciel nuées d’oiseaux qu’on dit murmurations, leur retour piaillant dans les nuages qui font vibrer une impression de printemps et qui plus loin se poseront dans les buissons épineux de garrigue, dans des bosquets d’olivier, alors j’avance, je continue d’avancer avec la perception vivace et invisible que quelque chose est là, qui attend son heure, qui survit à l’hiver, qui demande à émerger dans le jaillissement prochain des bourgeons, des premières fleurs d’amandier quand déjà le mimosa ses premiers ors, son embardée d’embellie, quand déjà les violettes ont percé partout les talus hauts, les bordures des chemins et les sous-bois, quand déjà je me penche sur elles, défroissées-fraîches couvertes de gouttelette d’eau d’après l’averse, je vois rien de renfrogné dans leur port de tête à ras de terre, frottées et glaiseuses dans les remugles d’humus et les remontées des nappes, leurs débords pollués, leur vomissure, l’instant de crue maigre qui séchera dans l’instant au retour du soleil qu’on voit déjà poindre, un soupir juste là

Perle Vallens

atelier Laura Vazquez·poésie·vidéo·vidéo-poème·You Tube

Une main, vidéo-poème

Sur la base d’une consigne de Laura Vazquez, voici un nouveau vidéo-poème : Une main.

La main
est un souffle

vibrant
sur la paroi
usée
d’une peau

elle cherche
un creux
une porosité
où s’enfouir
loin
sous l’os
cimenté

elle cherche
une lumière
un bruit blanc
un refuge
où se joindre

la main ouvre
un espace

plus vaste
de plusieurs vies
non vécues

la main
est une bouche
muette
pour murmurer
plus qu’un seul nom

Perle Vallens

atelier Laura Vazquez·photo couleur·poésie

Main

Rêche ridée
grevée de taches
comme grêlée
boursouflée
la peau plisse sur le dessus
de la main
parcheminée
on pourrait lire l’âge
et l’histoire
dans les sillons
celle d’une terre
retournée
à mains nues
on pourrait compter 
les années de labeur 
dans ses doigts 
gourds
tordus grinçants
aux ongles noircis
ayant crocheté
tout l’été par habitude 
phalanges
jouant des coudes
pour déjouer 
la vieillesse 
qui déjà 
et depuis longtemps 
s’incruste 
jusqu’au préhenseur
qui peine à prendre 
ses désirs 
pour des réalités 
non consumées
d’arthrose 
jusqu’à l’auriculaire 
menacé 
de surdité 
la main craque 
de tous ses os

Perle Vallens

Actualité·animation·lecture·poésie·slam

Des scènes slam & poésie à Avignon

Des scènes slam & poésie se relancent à Avignon, la première a lieu ce soir à 20h30 au théâtre des vents (63 rue Guillaume Puy – PAF 10 euros), je lirai des extraits de Solo aux éditions Tarmac. Pour la seconde, trois prochaines dates sont fixées au théâtre de l’Isle (18 place des Trois pilats – prix libre), j’y serai le 8 février. Je vous donne rendez-vous pour ces deux prochaines lectures, avant d’autres probablement à Avignon, Dieulefit (en Drôme) et Marseille. A bientôt !

Actualité·animation·événement/festival·lecture·Nuits de la lecture·poésie·prose

Les nuits de la lecture : Avignon et Sainte-Cécile (Vaucluse)

C’est l’événement national des Nuits de la lecture cette semaine et ça commence aujourd’hui. Je me joins à deux événements locaux, l’un demain, jeudi soir à l’université d’Avignon avec un open mic à 23h00 pour les couche-tard, l’autre vendredi à 20h00 à Sainte-Cécile les vignes, dans la librairie Feuilles-des-Vignes.

Pour le premier, je lirai un extrait des Insignifiantes, le texte que j’écris actuellement dans le cadre du Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille. Il y aura des noms de plantes en patois, de différentes régions de France et en provençal, pour faire écho à la thématique choisie pour cette soirée à la BU d’Avignon : Jargon, patois et autres parlers populaires.

Pour le second, j’ai sélectionné deux poèmes sur la ville, un texte écrit pour le projet collectif des belles Editions du bunker et l’arbre dans la ville, la version longue du poème publié par la revue foehn lors de cette exposition collective.

Si vous êtes dans le coin, je serai heureuse de vous y croiser.